A propos de l’auteur
A PROPOS DE L’AUTEUR
LES ETAPES DE SA VIE :
Né le 10 septembre 1951 dans l’Aisne, Dominique Bourdin a habité toute sa jeunesse à Andrésy, dans les Yvelines.
Après sept ans de petit séminaire à Versailles, suivis de deux ans de grand Séminaire, il choisit de faire des études de médecine pour approfondir sa connaissance de l’être humain.
Pour avoir des conditions de vie plus acceptables, il choisit la jeune faculté d’Amiens.
Pendant ces mêmes études, pour avoir une approche complète de la nature humaine, il poursuivit des études de physico chimie (Lille) et d’électronique médicale (Saclay) et d’Acupuncture (Institut Français d’Acupuncture et Association scientifique des médecins acupuncteurs de France) tout en menant des études de théologie et de philosophie (Institut Catholique de Paris).
Tour en ayant une spécialisation en médecine su sport, il s’installa comme généraliste avec option acupuncture dans la banlieue d’Amiens, toujours dans l’esprit d’aborder les personnes en souffrance dans leur globalité.
Après 18 ans de médecine générale, il prit le statut de psychothérapeute jusque fin mars 2011.
Il créa alors un centre de bien-être en Vendée, La Chrysalide, à quelques kilomètres de la mer, près du lac du Jaunay, au cœur d’un village d’éco santé loisir.
Plutôt que de s’occuper de maladies, il choisit ainsi de s’occuper des personnes, qu’elles soient en souffrance ou simplement qu’elles veuillent se faire du bien et aller de mieux en mieux, en profitant d’un espace propice au ressourcement et au recentrage sur soi.
SON CHEMINEMENT DE RECHERCHE SUR L’ETRE HUMAIN ET LES TECHNIQUES DE SOINS :
L’acupuncture lui fit découvrir la dimension vibratoire, énergétique de l’homme (les méridiens). Celle-ci fut confirmée par une approche de la médecine ayurvédique (Indes) avec la notion d’aura et de chakras.
C’est cette vision indienne, reprise par William Berton, qu’est venue l’idée d’utiliser les couleurs en thérapie.
Ce fut le début d’une longue recherche dans ce domaine, avec la réalisation d’une synthèse entre la structure vibratoire de l’être humain, la symbolique des couleurs, celle des organes et les besoins fondamentaux, avec la création de planches explicatives et d’un jeu de carte « La traversée des couleurs ».
Une patiente dépressive lui fit rencontrer le docteur Bérard, otorhinolaryngologiste d’Annecy, inventeur d’une méthode de traitement par de la musique modifiée à partir d’un test d’écoute, concurrent du docteur Tomatis.
Cette rencontre fut le point de départ d’une recherche fructueuse sur ce type de traitements et donna naissance à la technique de l’holopsonie.
La dimension physique de l’homme lui fut apprise par la médecine.
Sa dimension vibratoire par l’Ayurveda et l’acupuncture, confortée par l’aide d’une jeune femme, Véronique, qui voyait cette structure aussi bien que nous nous voyons physiquement. C’est elle qui permit de développer la technique d’objectivation des perceptions intuitives dite des ECIS.
L’écoute des patients, l’aide de son épouse Sylvie qui fit des études de psychologie, d’art-thérapie (Artec), d’expression créative (Dominique Hautreux)et de relation d’aide (Ecoute ton corps de Lise Bourbeau) lui ont fait aborder la dimension psycho-émotionnelle des individus.
Son souci de comprendre les causes des pathologies lui ont fait aider les personnes à rentrer eux aussi dans la compréhension de leur maladie : la maladie a un sens…et n’arrive pas par hasard.
Ses études religieuses, théologiques et philosophiques l’ont conforté dans l’importance de la notion de sens de la vie, de dimension spirituelle, en dehors de tout dogmatisme.
La mise au point du matériel de traitement par la musique (l’holopsone) lui a confirmé scientifiquement le fonctionnement hologrammique du corps, validant ainsi diverses techniques de soins : auriculothérapie, acupuncture, sympathicothérapie nasale, réflexologie plantaire, iridologie, coupe de cheveux énergétique, réflexologie dentaire, rebirth… :
En effet, le test d’écoute précis montre les correspondances entre chaque fréquence sonore et chaque partie du corps. Notre façon d’entendre est modifiée par ce que nous avons vécu et les répercutions de ce vécu sur nos organes. On entend différemment les fréquences correspondant aux organes qui souffrent.
L’introduction des irrigations coloniques, suite aux conseils et à la formation donnés par le docteur Harranger lui ont permis de découvrir l’importance des toxines dans les problèmes physiques …et psycho-émotionnels, comme si notre conscience avait la capacité d’utiliser les toxines que nous absorbons pour les stoquer à l’endroit symbolique de nos problèmes.
Sur les conseils de son épouse, encore elle, il choisit d’aborder le corps par les massages, développant une approche originale avec l’association de deux types de massages, le thaïlandais et le Taoïste, sous forme du massage Tao-Taï.
Cette approche à la fois physique globale et énergétique l’ont conforté dans la nécessité d’aborder l’être humain dans toutes ses dimensions.
L’association de techniques agissant dans toutes les dimensions a donné naissance à un concept de cure de trois à cinq jours au cours desquelles se fait ,un nettoyage physique, énergétique et psycho-émotionnel, des prises de consciences, une régénération et une revitalisation, une stimulation des défenses immunitaires et des ressources de la personne : un voyage intérieur de ressourcement et de prise de recul sur ce que chacun souhaite vivre vraiment.
Toutes ces expériences, de nombreuses rencontres l’ont incité à écrire le fruit de ses réflexions dans divers ouvrages (voir : publications) qui expriment sa conception de l’être humain en même temps qu’ils expliquent les différentes techniques thérapeutiques utilisées.
Son parcourt atypique, ses réflexions originales de l’être humain et sa façon d’aborder les personnes, qu’elles soient malades ou pas ne laissent pas indifférent.
Dominique Bourdin dérange…
Mais il n’impose rien. Il se contente de proposer des réflexions : chacun peut en prendre ce qui le fait avancer ou le conforte, accepter de se laisser déstabiliser pour sortir de ses certitudes et s’ouvrir sur d’autres possibles.
L’homme a toujours eu peur de s’aventurer dans l’inconnu, le mal connu ou le nouveau. Mais il a toujours su collectivement se dépasser. C’est ce qui le fait progresser.
Le monde en mutation a besoin d’audace dans ses recherches, mais aussi de tolérance et de respect des différences.
Bonne lecture de ses écrits…
RUMEURS ET DIFFERENCE : Pour aller plus loin
Les turbulences qui tournent autour de moi et de mes activités avec toutes les rumeurs les plus farfelues qui circulent à mon sujet me conduisent à raconter moi-même mon histoire.
Ceux qui s’intéressent à ma petite vie auront au moins le témoignage du premier intéressé et pourrons vérifier : vérité, faits ou rumeurs…
La différence dérange…
Dés l’âge de 6 ans, je voulais rentrer au séminaire. Ceci fut fait en sixième.
Élèvesérieux, j’ai toujours eu de bons résultats, voire excellents, ce qui laisse à penser à une intelligence au moins satisfaisante qui s’est exercée non seulement à apprendre ce qu’on voulait bien lui enseigner, mais aussi à prendre du recul avec un esprit critique.
Mention bien au bac, j’ai intégré le grand séminaire de Versailles pour deux ans, après lesquelles il nous était vivement conseillé de prendre l’air du dehors en travaillant quelques temps ou en faisant des études.
L’être humain m’intéressait au plus haut point. Voulant en savoir plus sur le sujet, je désirais faire de l’anthropologie. Le cycle correspondant nécessitant de longues années, je choisis de faire médecine afin d’avoir en même temps un métier.
Je choisis Amiens, pour éviter la grande ville, son anonymat et son agitation.
Deuxième à l’issu de la première année (ce n’était pas un concours), je profitais de la deuxième année pour commencer des études d’acupuncture et d’homéopathie, tout en étant moniteur en biophysique, en suivant un certificat d’électronique médicale (Saclay) et de physicochimie (Lille) et en suivant des études de théologie et de philosophie à l’institut catholique de Paris :.
Pourquoi l’acupuncture : mon père s’était fait soigner pour son dos. Il était sourd. Après une séance, il entendait à nouveau…cela soulevait une question pour mon esprit curieux. Je me suis donc inscrit à une école traditionnelle (l’IFA) et à une école scientifique (l’ASMAF).
Le monitorat : l’enseignement m’attirait ainsi que le contact avec les enseignants.
Les certificats de science : pour étoffer mes connaissances sur l’être humain et préparer une thèse (qui s’est transformée en mémoire) sur les mesures des potentiels de points d’acupuncture et leurs variations.
La théologie : pour mettre ma vie, mes connaissances et mes croyances en cohérence.
J’ai aussi animé des groupes de réflexion sur la médecine et des groupes bibliques et fait de la préparation au baptême et au mariage.
Et fait partie du conseil de gestion de la faculté de médecine et de l’université de Picardie.
L’être humain m’intéressait dans sa globalité.
J’ai été quelque peu déçu par les études de médecine : les deux premières années m’ont intéressé: on y étudiait l’homme comme une machine, certes, mais dans un fonctionnement logique. Je prenais les maths, la physique et la chimie comme un jeu.
La troisième année était aussi intéressante : on y apprenait les dysfonctionnements physiologiques générateurs de troubles puis de maladie. C’était là aussi logique. Logique mécaniste, mais logique.
Quelques heures de psychologie amenaient une touche moins mécaniste mais succincte.
Le spirituel était relégué à la religion et aux curés : il ne fallait pas tout mélanger.
Les premiers stages en hôpital m’ont laissé une impression inhumaine : on nous présentait des cas, pas des personnes.
Là où mes collègues semblaient se réjouir, je commençais de m’ennuyer : les cours nous présentaient l’être humain découpé en organes et les maladies en regroupement de symptômes en syndromes avec des noms quelquefois barbares. Quant aux traitements : chirurgie, médicaments ou radiothérapie les résumaient. Une case, un traitement…
Je doutais déjà, sauf le respect du à mes maîtres, que l’humain se réduise à cela dans sa souffrance…déjà rebelle.
Mes certificats de sciences m’ont permis d’avoir des postes de fonction d’interne.(physiologie, cardiologie et ORL)
Le décès du professeur de biophysique m’a obligé à orienter ma thèse sur un autre sujet (en lien avec le laboratoire de physiologie).
Et j’ai très vite commencé des remplacements de médecine générale.
C’est l’homme dans son ensemble qui m’intéressait et non une carrière hospitalo-universitaire vers laquelle auraient du me pousser mes capacités (aux dires de mes collègues…)
Mais ma curiosité et mon désir de soulager mes patients m’ont poussé à poursuivre mes propres recherches pour optimiser les traitements.
Dés les remplacements, j’ai pu faire de l’acupuncture dans la clientèle du médecin que je remplaçais : il était assez ouvert pour cela. J’y ai eu confirmation de l’efficacité de l’acupuncture : une patiente souffrait de migraines depuis plus de trente ans. Une aiguille à l’intérieur de chaque mollet et la douleur cessa instantanément…Il a fallu répéter les séances pour obtenir une amélioration durable. Mais quelques années après, cette dame venait me remercier alors que j’étais installé assez loin de chez elle.
Je devais être alors le seul médecin à faire régulièrement des visites en vélo : je trouvais cela plus facile que d’avoir à garer sa voiture : déjà de quoi provoquer des rumeurs…
Les études finies, il fallait décider de la suite.
A quatre familles, dont trois médecins, tous « religieux », trois catholiques et une protestante, nous décidâmes de nous installer ensemble en construisant quatre maisons jumelées par deux pour vivre une expérience semi communautaire post soixante huitarde d’inspiration spirituelle et œcuménique.
Nous avons d’ailleurs monté nos toits ensemble et fait de nombreux travaux par nous-mêmes.
Les premières rumeurs ont commencé là…
Faisant ensemble la clôture le long de la route, nous avons surpris la conversation entre deux cyclistes : « ils vivent plus ou moins ensemble, ils sont plus ou moins mariés… » Alors que nous avions chacun notre maison et notre famille…
Quelques années après, un jour de Pâques, nous chantions ensemble en famille dans le jardin. Commentaires de cyclistes : « je vous l’avais bien dit que c’était une secte… »
Et les curistes et stagiaires qui demandaient La Chrysalide ou le docteur Bourdin s’entendaient régulièrement répondre : Ah, vous allez à la secte ! »
Sans compter d’autres rumeurs du style : « ils sont soutenus par la scientologie » ou « il accouche les femmes sous les arbres dans la forêt » ou « il gagne au moins 5 millions de francs par an »…
Un médecin ami de la, famille de mes beaux parents a même refusé d’aller au mariage de mon fils parce que j’y étais….Une occasion manquée de dialoguer…
Nous avions une très grande et très belle salle et la métions à disposition pour diverses activités. Des ateliers de Yoga nous ont valu des commentaires : le yoga était dans la liste des mots suspects de secte…Maintenant, il y en a en université.
Dés le début de ma pratique, j’ai introduit acupuncture et homéopathie.
Puis, j’ai continué de chercher à améliorer mon efficacité thérapeutique notamment avec l’auriculo-thérapie grâce à un élève du docteur Nogier de Lyon qui m’apprit à prendre le pouls comme un signal : le passage d’une lampe sur le corps d’une personne provoquait un rebond au pouls en regard d’endroits perturbés. Sur homme ou sur animal…
J’ai voulu en savoir plus sur ce mystère d’interférences matière, lumière, conscience.
Ce fut le début de mon aventure dans un travail d’objectivation des perceptions intuitives et de traitements par les couleurs.
La rencontre avec Véronique, jeune femme qui voyait les structures vibratoires autour du corps, m’a permis de valider mes acquis et mes perceptions et d’aboutir à ce que j’enseigne maintenant dans mes stages : l’utilisation des propriétés des enveloppes énergétiques du corps pour tester l’impact de produits, de lieux ou de personnes sur les patients. Pouvoir l’enseigner validait du même coup la démarche : elle était expérimentale, reproductive et transmissible.
L’acupuncture et ce travail sur les corps subtils m’ont incité à pratiquer des spectrographies Kirlian, pour évaluer l’énergie des personnes.
La rencontre d’un médecin parisien m’a fait, découvrir un type d’analyses de sang qui donnait une vision globale des perturbations (les bilans du CEIA). Je les ai utilisés un moment.
Une patiente me fit découvrir la méthode Bérard (médecin ORL d’Annecy) pour traiter les dépressions avec de la musique. Le matériel utilisé était fabriqué à Amiens. On en parlait dans Le Courrier Picard. Cela m’a mis sur la voix de la mise au point des l’holopsonie qui, elle-même, m’a fait réfléchir sur le fonctionnement hologrammique du corps et plus loin sur la place de l’homme dans l’univers.
Les études de théologie me permettaient de confronter mes expériences avec mes croyances, sinon ma Foi.
Et la clientèle s’amplifiait à un point tel que j’y aurais laissé ma peau si le conseil de l’ordre des médecins ne m’avait arrêté. Il m’arrivait de travailler de 7 heures le matin à 10 h le soir avec un quart d’heure de repos le midi. De la folie…mais je croyais être indispensable…
A quoi est due une clientèle ? A priori à la qualité du praticien et aux résultats obtenus.
Mais non ! Plutôt que d’avoir des encouragements, les obstacles se sont accumulés : une série de procès du conseil de l’ordre et de la sécurité sociale…
Jamais sur plainte de patients !!!
Premier procès : j’avais osé participer à une table ronde organisée par une association locale dynamique (et elle aussi controversée…Naturopicardie) avec un ostéopathe et un homéopathe. J’avais parlé en public avec un ostéopathe…à une époque où ils étaient quasi persécutés.
A ce procès qui me valut un avertissement, j’aurais du avoir la puce à l’oreille : le président du conseil de l’ordre de l’époque dit à mon avocat devant moi : « celui-là, un jour, on l’empêchera d’exercer… »
Je tombais des nues. Ce brave homme est mort dans les bras de l’évêque en se mettant en colère contre un conférencier qui parlait d’homéopathie au cours d’un forum santé organisé par l’Eglise…avant ma radiation.
Si j’en crois le témoignage d’un de mes confrères et ami, la cause première en aurait été que j’avais osé supprimer des médicaments à des patients suivis par des membres du conseil. Je croyais que si ces personnes venaient me consulter, c’était parce qu’elles étaient insatisfaites du traitement précédent et que la priorité était de les aider…
Observant mes résultats et la satisfaction de la clientèle, je me permis de rencontrer le médecin chef de la Sécurité Sociale pour lui expliquer ce que je faisais et demander une étude statistique sur le rapport résultat coût de mon travail.
Accueil mitigé… »on vous tiendra au courant… »
Deux mois après, j’avais 200 pages de plaintes sur ce que je lui avais expliqué : méthodes illusoires, charlatanesques et donc escroquerie à la sécurité sociale…
Là aussi, je tombais de haut en même temps que mes cheveux blanchirent…
Et première question au procès devant la commission des affaires sociales : « votre chiffre d’affaire est de » … (je ne sais plus de combien..)
J’ai su alors que j’avais l’une des plus grosses clientèles de la région.
Aucune question sur les résultats thérapeutiques : les techniques ne venant pas du CHU ne sont pas reconnaissables. Un généraliste n’a pas à chercher, encore moins à trouver. Il n’a qu’à appliquer ce qu’il a appris.
Le chef de service universitaire de cardiologie qui m’accompagnait pour me soutenir n’en revenait pas…
Sanction : un an d’interdiction de donner des soins aux assurés sociaux.
Ne prenant pas les gens que pour des assurés sociaux, j’ai continué de travailler sans feuilles de remboursements avec toujours une bonne clientèle. Entre deux, j’avais choisi le déconventionnement.
Mais les choses n’en restèrent pas là. La sanction de la sécurité sociale ne suffisait pas : troisième procès devant l’ordre seul, pour une interdiction d’exercer.
Le soutien de plus de 300 personnes et de l’ancien président de la cour d’appel de Paris m’a sauvé la mise dans une conclusion qui n’aurait pas été acceptée sans ce soutien.
Il faut savoir qu’en procédure disciplinaire, c’est le conseil de l’ordre départemental qui dépose les plaintes devant le conseil régional qui l’instruit et juge. L’appel se fait devant le conseil national. Le même organisme est donc juge et, parti. Les mêmes s’y succèdent. Et l’appel en conseil d’état ne peut porter que sur la forme et n’est pas suspensif de la sanction.
J’ai appris comme cela qu’un médecin par région et par an est radié : toujours des médecins à exercices particuliers et toujours sans plainte de patients.
Je n’ai pas vérifié les chiffres, mais j’en connais suffisamment pour savoir qu’ils sont nombreux.
Quatrième procès : une journaliste était venue suivre une cure au centre.
Enchantée, elle écrivit un article dans la revue Psychologie, mettant mes coordonnées…ce que je n’avais pas demandé…Un avertissement pour publicité…
Cinquième procès : récidive. J’avais continué un certain nombre d’activités non reconnues et donc charlatanesques : irrigation colonique, holopsonie.
Pour la petite histoire, l’irrigation colonique faite par un non médecin est de l’exercice illégal de la médecine. Pour un médecin, c’est du charlatanisme. En tout cas pour le conseil de l’ordre.
J’en profite pour signaler que cette méthode ancestrale n’est pas un acte médical, au regard de la loi. Il y a un texte clair sur le sujet.
Et là, la principale question fut : « ce que vous faites, est-ce de la médecine ou non ?
Ma réponse : qu’est-ce que pour vous la médecine ?
Réponse : ce qui est à la nomenclature.
Je ne fais donc pas de la médecine…, et je n’en fais toujours pas.
Sanction : radiation définitive, confirmée en appel.
J’ai réalisé alors que l’un des médecins du conseil régional venait du départemental. Une promotion…il avait participé au dépôt des autres plaintes…Ah, la neutralité de la justice ordinale !
L’essentiel de la plainte portait sur l’holopsonie (traitement par de la musique modifiée à partir d’un test d’écoute).
Sans aucune enquête, à une demande d’avis sur cette méthode demandée par le conseil, le chef de service universitaire d’ORL avait répondu qu’il confirmait le côté charlatanesque de cette méthode.
A mon appel téléphonique, il répondit qu’il ne la connaissait pas.
Pour me défendre, j’ai voulu le poursuivre pour dénonciation calomnieuse. Le procureur de la République refusa d’instruire la plainte. Voulant poursuivre en direct, il fallut que je dépose une caution considérable (50 000 francs). Au bout de deux ans, un juge d’instruction finit par me recevoir. Il fut muté très vite après l’entretien… J’ai compris alors qu’il me serait impossible de me défendre.
Et j’ai renoncé.
Pour compléter ces informations, un chef de service de cardiologie, qui reconnaissait mes compétences, à qui je proposais de faire faire une thèse sur le sujet de l’holopsonie me demanda ce qui existait dans la littérature scientifique sur le sujet pour qu’il s’y intéresse. A quoi je lui fis la remarque que c’était lui ou des gens de son niveau qui faisaient de la recherche fondamentale… Il acquiesça… mais ne fit rien.
J’appris par lui-même après sa retraite qu’il avait passé sa vie à avoir peur : des confrères et de leur jugement, des patients pour éviter les erreurs et des élèves pour être un bon enseignant. Cet homme était reconnu comme remarquable. Avis que je partage. Mais pour la recherche, impossible de sortir des sentiers battus. D’autres chercheurs y ont laissé leur carrière et leur santé (Benvéniste, Besjanski pour ne citer que ces deux noms.)
Deux autres procès étaient instruits dans la même période, les deux sur le même sujet : détournement de MAJEUR : une jeune femme avait quitté son compagnon après une cure dans mon centre. Libre, autonome et responsable : elle a été interrogée par le conseil qui a attendu le jour de l’audience pour me dire que le procès était annulé, n’ayant aucune raison d’être… Mais il a quand même fallu que je prépare ma défense.
Ce « cas » douteux fait peut-être partie des quatre cas « douteux » présentés dans la presse en suspicion contre moi. Le copain et le père de la fille ont du déposer une plainte à l’ADFI (association de défense de la famille et de l’individu, pourfendeuse de ce qui peut ressembler à des sectes.)
Un autre « cas » aurait pu me valoir des difficultés : une autre jeune femme venait faire le point sur sa vie : elle voulait, choisir entre deux amants. Après quelques jours, elle est partie avec un troisième… Les deux autres ont débarqué» avec les gendarmes un lundi matin, pour voir si je ne la séquestrais pas….Les gendarmes ont bien compris et tout s’est bien passé.
A ce moment, le titre de docteur en médecine permettait d’avoir le statut officiel de psychothérapeute, qui exonérait de la TVA.
J’ai donc pris ce statu, cohérent avec ma pratique globale : a peu près tout ce que je soignais avait une composante psychologique significative et j’accompagnais effectivement tous mes patients dans cette démarche.
Comme à chaque procès du conseil de l’ordre, on ne sait pas pourquoi !!! il y a un contrôle fiscal général. J’en ai donc eu trois. (les médecins sont contrôlés environ tous les 35 ans. Moi, trois fois en 18 ans. Il y avait trop de procès pour avoir autant de contrôles fiscaux…)
Aucune fraude n’a jamais été détectée.
Le dernier contrôle s’est terminé devant la commission fiscale où siège un juriste, pour des questions de TVA.
Il a été alors reconnu que j’étais bien psychothérapeute et que j’exerçais bien la psychothérapie.
Jusqu’à un changement récent de la législation. A partir de janvier 2011, il fallait d’autres diplômes que celui de docteur en médecine et donc, pour les anciens installés, il fallait demander la validation des acquis.
Fort de la commission fiscale, de nombreuses années de pratique, du soutien de l’ancien chef de service universitaire de psychiatrie et de deux années de médecin attaché en hôpital psychiatrique, je fis la demande.
Refusé.
Un article dans le courrier Picard m’a donné l’explication : le président de la MIVILUDE et le député Alain Gest, que je n’ai jamais vus… avaient donné un avis très défavorable : risque de dérives sectaires.
J’avais déjà choisi de partir créer un centre en Vendée, voulant sortir de la connotation encore présente en Picardie de médecin radié, je choisis le bien être.
Et nous avons ouvert notre centre dans un cadre magnifique.
Vue la qualité de nos prestations, reconnues sur le plan national et international, nous nous attendions à un accueil chaleureux. Nous pouvions prétendre à une subvention pour nous aider (200 000 euros) qui nous a été refusée pour deux raisons : ou trop médical ou pas assez innovant…Deux raisons qui ressemblaient plus à des prétextes.
L’appel de cette décision a été refoulé par les mêmes qui avaient formulé le refus, sans même présenter le dossier en commission…et je ne voulais pas aller devant le tribunal administratif pour rester en paix avec le conseil général.
Je quittais la Picardie pour ne pas faire de médecine… et dire que ce que je fais n’est pas innovant… prête à sourire.
Nos prestations sont uniques au monde…en tout cas pour la chromothérapie, l’holopsonie,et le concept de cure.
Bien plus, malgré les engagements pris par la banque Crédit Agricole (nous avions signé 730 000 euros de prêts pour la construction et passé avec succès la visite médicale obligatoire), au moment de débloquer les fonds, les travaux presque terminés, la banque nous refusa le prêt…
Nous avons ainsi appris que les banques et les cabinets comptables auraient reçu un mail pour mettre en garde contre nous…risque de dérives sectaires…
Grace à de vrais amis et à la famille, j’ai pu réunir les fonds… Merci à eux pour leur confiance…
Comment un comité du tourisme peut risquer de mettre en difficulté des entreprises de sa région juste pour nous faire obstacle…
Deux articles de deux pages avec bande annonce en première page dans le courrier Picard et l’équivalent dans le journal yonnais et celui des Sables portaient sur nous un regard suspicieux : fait-il de la médecine ou non ?
Est-ce une secte ? Est-il un gourou ?
Avec témoignage du député Alain Gest et du président de la mivilude, des personnes que l’immunité parlementaire rend inattaquables. Cela fait plus de 20 ans que nous sommes surveillés comme secte potentielle sans qu’on ne trouve rien contre nous…et pour cause. L’une de mes devises est : autonomie, liberté, responsabilité, respect de nous-mêmes, de l’autre et de la planète. Et je crois être en cohérence avec mes paroles. En tout cas, j’essaie.
Je dis même avec humour : je suis « secticide ». Mais mon humour n’est pas partagé toujours. Mettre sur mon site : « Bible de la bourdinothérapie holistique » a été pris très au sérieux…et pourtant, ce qu’il y a dedans est du simple bon sens…
Quatre cas douteux, qui n’ont pas accepté de porter plainte…. Contre combien de décès certains provoqués par des médicaments comme le Médiator. Ne serions nous pas là dans un cas de bouc émissaire ?
Nous avons maintenant quelques éclairages :; le comité du tourisme vendéen a été dissous. Sa présidente était sous diplômée et royalement payée,. Son patron était son amant et un ami du député Alain Gest.
J’espère que les choses vont continuer de s’éclairer…
Mais je ne sais toujours pas les raisons fondamentales d’un tel harcèlement.
Heureusement, la reconnaissance des personnes qui bénéficie des soins et des stages du centre est là pour nous encourager dans notre démarche.





